Né au Maroc, passé par la France, l’Espagne, le Venezuela et les États-Unis, André Ramos est un bâtisseur né. À 84 ans, il lance Casadora, un concept unique de riads en propriété fractionnée au Maroc. Découvrez l’interview de ce serial entrepreneur et de son gendre, Corentin Aglaor.
Pouvez-vous imaginer un jeune homme de 19 ans, sans diplôme, diriger un chantier express pour le roi Hassan II ? C’est le point de départ de la vie extraordinaire d’André Ramos. Dans cet entretien accordé au Revenu, cet entrepreneur de 84 ans revient sur cinquante ans d’épopée immobilière mondiale, avant de détailler son dernier projet : Casadora.
D’Hassan II aux résidences seniors : une vie d’audace
Après son baptême du feu auprès de la monarchie marocaine, André Ramos enchaîne les succès audacieux. À Rosas (Espagne), à 25 ans, il bâtit un immeuble de 40 appartements sans capital, vendus grâce à des réunions de type « Tupperware ».
À 29 ans, il s’exile au Venezuela en plein boom pétrolier. En dix ans, son entreprise y construit des milliers de logements, achète un avion privé pour gérer la logistique et fonde une école française. Contraint de partir en 1983 après une dévaluation massive, il rebondit à Houston (Texas) dans la restauration : il crée la chaîne « Croissant Brioche » (rachetée par Accor), puis imagine un fast-food de poulet pour Sodexo. De retour en France dans les années 1990, il importe le concept des villages horizontaux pour seniors, une activité revendue à Pierre & Vacances en 2007.

